Et Dieu, dans tout cela ?
La récente actualité familiale et calendaire (car Noël, c'est d'abord et surtout une fête religieuse, et pas seulement celle de la Fnac, de Leclerc ou de Nokia) m'incite à prendre quelque peu de hauteur et à m'interroger sur mon rapport à la religion.
Baptisé, je suis officiellement catholique mais ne vais à l'Eglise que dans les grandes occasions familiales : baptême, mariages, funérailles, mais pas à la messe de Minuit, ni à la cérémonie pascale.
Eloigné de la pratique quotidienne de la religion, je reste pourtant passionné par l'histoire religieuse, par son rapport avec la société mais aussi par les éxègéses les plus iconoclastes ( à condition d'être sérieux, on n'est pas dans le "Da Vinci Code") des grands mythes et dogmes universaux, notamment sur l'universalité de certains thèmes : le déluge, la vie après la mort, la place de la femme..... Je pense d'ailleurs avoir une meilleure connaissance de la signification de certaines fêtes que nombre d'habituées des cloîtres ou des synagogues, tout en restant profondément et irréductiblement laïc (je ne comprends pas ainsi la privatisation de l'Ecole et sa confiscation par des institutions confessionnelles).
Je conserve d'ailleurs un regard très dur sur l'institution religieuse et le Pouvoir temporel occupé par ses chefs, qu'il s'agisse du pape, des rabbins , des imams ou des popes (la religion catholique étant d'ailleurs la seule à ma connaissance, avec peut-être le boudhisme, à avoir un chef universel).
Il faut avouer, en effet, que dans la grande majorité des cas, les pouvoirs religieux ont été les complices des oppresseurs, depuis les évèques qui soutenaient les rois et les patrons, jusqu'aux imams palestiniens, vitupérant leur haine contre les colons de Gaza ou Hebron, lesquels sont soutenus par les sectes hassidiques les plus extrêmes, sans oublier les télévangélistes, suppôts du conversatisme bushiste, et les créationnistes de toute obédience. La vérité m'oblige à avouer, cependant, que, dans le petit peuple du clergé, on trouve également des gens ouverts et charitables, tolérants mais de conviction (et je ne peux ainsi oublier le regretté père André, qui a officié au cours de mon mariage .... )
Et puis, que l'on doute ou non de l'existence d'un Dieu, d'une entité supérieure, la religion a tellement apporté à l'art, à la musique, à l'architecture, à la peinture (mais pas à la littérature car les auteurs dits catholiques les Claudel, Péguy, ou Bossuet sont ceux qui ont la prose la plus boursouflée, le style le plus enflé) !
A la vue des cathédrales flamboyantes ou des prieurés romans, des mosquées bleues ou des temples hindous, des icônes de Roubleev et des cimetières juifs, à l'écoute des cantates de Bach ou des chants du kaddish juif, de la "Nuit " de Rameau (même chantée par les choristes ) ou de l'"Alleluia" de Haendel (et j'en oublie, je pourrais parlers des " 7 dernières paroles du christ en Croix " de Haydn et du "Cantique des Cantiques", du "Stabat mater" ou des mélopées russes orthodoxes) je ressens, malgré tout ce que j'ai écrit précédemment, quelque chose de viscéral, de profond, comme un lien qui me relie aux générations passées, qui ont écrit, peint ou sculpté ces marques de foi (d'ailleurs, et c'est finalement assez peu paradoxal, je ressens un même sentiment de compassion ou de tendresse envers l'imagerie naïve, par exemple, des peintres du réalisme socialiste de la grande époque car je les sais oeuvres de gens sincéres, aussi éloignées des tyrans soviétiques que la communauté des croyants pouvait l'être du grand Inquisiteur....)
Baptisé, je suis officiellement catholique mais ne vais à l'Eglise que dans les grandes occasions familiales : baptême, mariages, funérailles, mais pas à la messe de Minuit, ni à la cérémonie pascale.
Eloigné de la pratique quotidienne de la religion, je reste pourtant passionné par l'histoire religieuse, par son rapport avec la société mais aussi par les éxègéses les plus iconoclastes ( à condition d'être sérieux, on n'est pas dans le "Da Vinci Code") des grands mythes et dogmes universaux, notamment sur l'universalité de certains thèmes : le déluge, la vie après la mort, la place de la femme..... Je pense d'ailleurs avoir une meilleure connaissance de la signification de certaines fêtes que nombre d'habituées des cloîtres ou des synagogues, tout en restant profondément et irréductiblement laïc (je ne comprends pas ainsi la privatisation de l'Ecole et sa confiscation par des institutions confessionnelles).
Je conserve d'ailleurs un regard très dur sur l'institution religieuse et le Pouvoir temporel occupé par ses chefs, qu'il s'agisse du pape, des rabbins , des imams ou des popes (la religion catholique étant d'ailleurs la seule à ma connaissance, avec peut-être le boudhisme, à avoir un chef universel).
Il faut avouer, en effet, que dans la grande majorité des cas, les pouvoirs religieux ont été les complices des oppresseurs, depuis les évèques qui soutenaient les rois et les patrons, jusqu'aux imams palestiniens, vitupérant leur haine contre les colons de Gaza ou Hebron, lesquels sont soutenus par les sectes hassidiques les plus extrêmes, sans oublier les télévangélistes, suppôts du conversatisme bushiste, et les créationnistes de toute obédience. La vérité m'oblige à avouer, cependant, que, dans le petit peuple du clergé, on trouve également des gens ouverts et charitables, tolérants mais de conviction (et je ne peux ainsi oublier le regretté père André, qui a officié au cours de mon mariage .... )
Et puis, que l'on doute ou non de l'existence d'un Dieu, d'une entité supérieure, la religion a tellement apporté à l'art, à la musique, à l'architecture, à la peinture (mais pas à la littérature car les auteurs dits catholiques les Claudel, Péguy, ou Bossuet sont ceux qui ont la prose la plus boursouflée, le style le plus enflé) !
A la vue des cathédrales flamboyantes ou des prieurés romans, des mosquées bleues ou des temples hindous, des icônes de Roubleev et des cimetières juifs, à l'écoute des cantates de Bach ou des chants du kaddish juif, de la "Nuit " de Rameau (même chantée par les choristes ) ou de l'"Alleluia" de Haendel (et j'en oublie, je pourrais parlers des " 7 dernières paroles du christ en Croix " de Haydn et du "Cantique des Cantiques", du "Stabat mater" ou des mélopées russes orthodoxes) je ressens, malgré tout ce que j'ai écrit précédemment, quelque chose de viscéral, de profond, comme un lien qui me relie aux générations passées, qui ont écrit, peint ou sculpté ces marques de foi (d'ailleurs, et c'est finalement assez peu paradoxal, je ressens un même sentiment de compassion ou de tendresse envers l'imagerie naïve, par exemple, des peintres du réalisme socialiste de la grande époque car je les sais oeuvres de gens sincéres, aussi éloignées des tyrans soviétiques que la communauté des croyants pouvait l'être du grand Inquisiteur....)
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