Petite leçon d'économie appliquée aux droits de l'homme
L'émission de M6 "Capital" n'avait guère jusqu'à maintenant la réputation de propager des discours révolutionnaires et les sieurs Chain et Lagache ne semblaient pas avoir des accointances avec le facteur Olivier ou feu le médecin Ernesto.
L'opus de dimanche dernier consacré aux sans-papiers en était d'autant plus intéressante et revigorante : on était bien loin du nauséeux "Droit de savoir" sur les fraudes en tous genres (Urssaf, CAF, RMI) mais consistait en une remise en cause de la politique actuelle d'immigration, non en vertu de critères idéologiques angéliques mais bien selon les schémas pragmatiques et quelque peu cyniques de l'économie de marché.
Qu'apprenons-nous ? Que les emplois actuellement occupés par les sans -papiers sont ceux que personne d'autre, français de souche ou migrants régularisés, ne veut occuper. Il est vrai que , quand on est sans-papier, et donc sans existence légale, on ne répugne pas à repeindre ou reconstruire une station de pompage des eaux usées, dans les odeurs de merde et les miasmes des déjections , on ne rechigne pas à se lever à 4 h 30 du matin, affronter 1 heure 1/2 de transports en commun pour vider les cendriers et les poubelles des cadres des multinationales de la Défense !
Mais le pire est ailleurs : sait-on que la plupart de ces sans-papiers s'acquittent consciencieusement de leurs impôts, de leurs cotisations sociales, retraites, et de chômage dont beaucoup ne profiteront d'ailleurs jamais (car ironie ubuesque, pour liquider une retraite en France, il faut justifier d'un titre de séjour !!!) Il est dommage que les institutions fiscales et sociales ne justifient pas du même zèle dans le contrôle des impôts et taxes qu'ils perçoivent que la Police de l'Air et des frontières aux entrées et sorties du territoire.
Il n'était qu'à voir d'ailleurs la mine du sieur Hortefeux, à la blondeur fanée toute aryenne, pour deviner que les reportages (dont celui, assez croquignolet également , sur le coût d'une expulsion) n'avaient guère l'heur de lui plaire et que, si cela n'avait tenu que lui, le petit play-boy de Lagache et son équipe de gauchistes se seraient retrouvé en camp de travail fissa.....
Comme quoi, ce n'est pas toujours dans les temples de la bonne conscience télévisuelle que sont les émissions de Ruquier ou de Canal + que l'on trouve les critiques les plus pertinentes de notre société !
L'opus de dimanche dernier consacré aux sans-papiers en était d'autant plus intéressante et revigorante : on était bien loin du nauséeux "Droit de savoir" sur les fraudes en tous genres (Urssaf, CAF, RMI) mais consistait en une remise en cause de la politique actuelle d'immigration, non en vertu de critères idéologiques angéliques mais bien selon les schémas pragmatiques et quelque peu cyniques de l'économie de marché.
Qu'apprenons-nous ? Que les emplois actuellement occupés par les sans -papiers sont ceux que personne d'autre, français de souche ou migrants régularisés, ne veut occuper. Il est vrai que , quand on est sans-papier, et donc sans existence légale, on ne répugne pas à repeindre ou reconstruire une station de pompage des eaux usées, dans les odeurs de merde et les miasmes des déjections , on ne rechigne pas à se lever à 4 h 30 du matin, affronter 1 heure 1/2 de transports en commun pour vider les cendriers et les poubelles des cadres des multinationales de la Défense !
Mais le pire est ailleurs : sait-on que la plupart de ces sans-papiers s'acquittent consciencieusement de leurs impôts, de leurs cotisations sociales, retraites, et de chômage dont beaucoup ne profiteront d'ailleurs jamais (car ironie ubuesque, pour liquider une retraite en France, il faut justifier d'un titre de séjour !!!) Il est dommage que les institutions fiscales et sociales ne justifient pas du même zèle dans le contrôle des impôts et taxes qu'ils perçoivent que la Police de l'Air et des frontières aux entrées et sorties du territoire.
Il n'était qu'à voir d'ailleurs la mine du sieur Hortefeux, à la blondeur fanée toute aryenne, pour deviner que les reportages (dont celui, assez croquignolet également , sur le coût d'une expulsion) n'avaient guère l'heur de lui plaire et que, si cela n'avait tenu que lui, le petit play-boy de Lagache et son équipe de gauchistes se seraient retrouvé en camp de travail fissa.....
Comme quoi, ce n'est pas toujours dans les temples de la bonne conscience télévisuelle que sont les émissions de Ruquier ou de Canal + que l'on trouve les critiques les plus pertinentes de notre société !
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