Tango corse
Le petit Nicolas, notre omniprésident, fait encore l'actualité. Non en raison de son clash à la télé américaine, après les questions insistantes de la journaliste sur son couple (l'incident ayant valu une forte réprimande à Martinon-non-non), mais bien à cause de son voyage surmédiatisé en Corse et à ses velléités d'augmentation de son salaire à raison de + 140 % (quand même), laquelle au contraire de la loi de financement du Nouveau Centre, a bien plus de chance de s'appliquer....
Le voyage présidentiel, qui s'avére un barnum et un nid de gendarmes, CRS et autres policiers n'a en soi rien de choquant. NS, qui dit avoir une relation privilégiée avec l'île de Beauté: les origines de sa première femme, la villa de son ami Christian Clavier, le référendum de 2003; a raison de faire revenir les valeurs de la république dans ce territoire qui semble parfois s'en affranchir. Car le sous -développement a bon dos et les hôteliers, promoteurs et affairistes vont certainement vouloir conditionner l'essor économique de la Corseà l'abandon de la loi Littoral et à la tolérance envers le travail au noir.
La Corse, c'est un pays magnifique, et ce n'est pas ptitfrère 1qui me contredira, mais c'est aussi un pays grand producteur de barbouzes et d'officers coloniaux, c'est une terre où certains indépendantistes réclament une quasi épuration éthnique, en en chassant les travailleurs d'Afrique du nord ou du nord de Marseille à coup d'attentats et de slogans racistes, c'est un pays où la République, avec tous ses défauts mais aussi son indéniable esprit démocratique; est assimilée à un envahisseur ou à la junte birmane, c'est enfin une région où l'omerta est la loi, où la majorité silencieuse est rétive à la violence mais laisse le monopole de la parole à des indépendantistes et des mafieux......
C'est également dans ce contexte que l'Assemblée nationale adopte l'augmentation substantielle du traitement du Président de la République. Soyons clairs, cela ne me choque pas outre-mesure, et des personnalités responsables de l'opposition comme de la majorité, loin de toute démagogie populassière, semblent partager ce sentiment.
J'y vois cependant des conditions et une erreur de communication.
La condition est qu'en toute transparence, le traitement du Président soit retiré du budget officiel de l'Elysée, lequel devrait donc diminuer et se borner aux seules dépenses liées à la fonction; toutes les dépenses privées du président étant financées par l'augmentation du salaire. On est, il est vrai, bien loin du Général de Gaulle qui payait même ses factures EDF; la gabegie et le sens de la démésure allant croissant chez ses successeurs ....
Et puis, comme l'a exprimé la grande g..... de l'uMP, Nadine Morano, les salaires de nos hommes publics sont bien inférieurs à ceux de journalistes de télé, ou de footballeurs capricieux et autres tennismen corrompus. De toute façon, la Présidence est le seul métier pour lequel il n'y a pas d'avancement possible (vieille blague de fonctionnaire)
Notons toutefois qu'au moment où les prix du blé et de l'essenceaugmentent, paraît-il; où on institue (avec raison) les franchises médicales et qu'on aligne la retraite des cheminots sur celle des salariés du privé, le moment est peut-être mal venu....
Le voyage présidentiel, qui s'avére un barnum et un nid de gendarmes, CRS et autres policiers n'a en soi rien de choquant. NS, qui dit avoir une relation privilégiée avec l'île de Beauté: les origines de sa première femme, la villa de son ami Christian Clavier, le référendum de 2003; a raison de faire revenir les valeurs de la république dans ce territoire qui semble parfois s'en affranchir. Car le sous -développement a bon dos et les hôteliers, promoteurs et affairistes vont certainement vouloir conditionner l'essor économique de la Corseà l'abandon de la loi Littoral et à la tolérance envers le travail au noir.
La Corse, c'est un pays magnifique, et ce n'est pas ptitfrère 1qui me contredira, mais c'est aussi un pays grand producteur de barbouzes et d'officers coloniaux, c'est une terre où certains indépendantistes réclament une quasi épuration éthnique, en en chassant les travailleurs d'Afrique du nord ou du nord de Marseille à coup d'attentats et de slogans racistes, c'est un pays où la République, avec tous ses défauts mais aussi son indéniable esprit démocratique; est assimilée à un envahisseur ou à la junte birmane, c'est enfin une région où l'omerta est la loi, où la majorité silencieuse est rétive à la violence mais laisse le monopole de la parole à des indépendantistes et des mafieux......
C'est également dans ce contexte que l'Assemblée nationale adopte l'augmentation substantielle du traitement du Président de la République. Soyons clairs, cela ne me choque pas outre-mesure, et des personnalités responsables de l'opposition comme de la majorité, loin de toute démagogie populassière, semblent partager ce sentiment.
J'y vois cependant des conditions et une erreur de communication.
La condition est qu'en toute transparence, le traitement du Président soit retiré du budget officiel de l'Elysée, lequel devrait donc diminuer et se borner aux seules dépenses liées à la fonction; toutes les dépenses privées du président étant financées par l'augmentation du salaire. On est, il est vrai, bien loin du Général de Gaulle qui payait même ses factures EDF; la gabegie et le sens de la démésure allant croissant chez ses successeurs ....
Et puis, comme l'a exprimé la grande g..... de l'uMP, Nadine Morano, les salaires de nos hommes publics sont bien inférieurs à ceux de journalistes de télé, ou de footballeurs capricieux et autres tennismen corrompus. De toute façon, la Présidence est le seul métier pour lequel il n'y a pas d'avancement possible (vieille blague de fonctionnaire)
Notons toutefois qu'au moment où les prix du blé et de l'essenceaugmentent, paraît-il; où on institue (avec raison) les franchises médicales et qu'on aligne la retraite des cheminots sur celle des salariés du privé, le moment est peut-être mal venu....
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