Politiquement incorrect
Une vérité qui dérange
Le CNFPT, organisme de formation des cadres territoriaux organisait hier une soirée débat autour du film éponyme d'Al Gore.
A la suite de la diffusion du film, que, pour ma part, j'ai trouvé, quoique éclairant, très didactique et autocentré sur la petite personne de l'ex futur Président des Etats-Unis, la parole était à la salle , presque exclusivement composée d'élus et de cadres territoriaux.
A une ou deux exceptions près (notamment les intervenantes que j'ai trouvé relativement pertinentes et réalistes), ce fut un discours convenu, fait d'incantations et de diatribes anti mondialisation, l'origine majeure du réchauffement de la planète étant l'oeuvre, comme chacun sait, de banquiers avides et de multinationales cyniques (alors que les deux secteurs ayant entraînés la plus forte hausse d'émission de CO 2 sont les transports et l'habitat, l'industrie ayant baissé ses émissions).
A entendre ce discours, je me suis souvenu d'un reportage récemment diffusé au JT où deux couples vantaient les vertus de la décroissance : l'un, de paisibles retraités, vivait à la campagne sans électricité, et se nourrissait uniquement des produits de leur jardin (mais ils ne possédaient, pour l'heure, aucun marais salant leur permettant d'agrémenter leurs carottes), l'autre était un couple bobo des plus caricaturaux, qui s'habillait en vêtements bio, se nourrissait de produits de commerce équitable, et roulait en Prius, dans un arrondissement parmi les plus chics de Paris.
Ce qui me fait dire que si l'environnement est l'affaire de tous, c'est d'abord une préoccupation de riches et allez expliquer aux Chinois, Indiens et autres Brésiliens que polluer, c'est mal, même pour augmenter les richesses de tous, et alors que l'Occident a pollué pendant 150 ans, j'appelle ça du cynisme .....
Mauvaise Graisse ?
L'omnisicient NS a enfin expliqué à quelle sauce il allait manger les fonctionnaires : si son projet de réformer (ou de supprimer ) les concours d'accès, comme d'ailleurs son projet de multiplier les voies d'accès à la carrière (contrat de droit privé, et/ou statut) ne me plaît guère , pour des raisons qui tiennent à l'essence même de la fonction publique et ses conditions d'égalité d'accès, de neutralité (je ne me risquerais cependant pas à faire un cours de sociologie politique, en invoquant les mânes de Max Weber ou de Michel Crozier), ses autres mesures (individualisation de la rémunération, suppression des corps, voire réduction des effectifs) ne me choquent guère .
Tout d'abord, j'ai toujours préféré l'aspect qualitatif au quantitatif, en ce sens qu'une augmentation des effectifs n'entraîne pas forcément une meilleure qualité ( on l'a vu à l'Education nationale). C'est par l'amélioration des méthodes de travail, l'informatisation et la formation que la qualité du service au public s'améliorera.
Quant aux deux autres mesures évoquées, si elles symbolisent bien l'incurie et l'immobilisme de l'Etat, elles ne sont plus tout à fait d'actualité à la Fonction publique territoriale qui mène une véritable gestion des métiers, et par le jeu du régime indemnitaire, tient de plus en plus compte de la qualité du travail fourni
Je conclurais cette note en précisant qu'un rapport (le rapport Dreyfus) commandé par Delevoye en 2002, aboutissait aux mêmes conclusions en prenant comme exemple la Territoriale, ce qui n'est quand même pas si fréquent ...
Pour terminer , un hommage à une grande figure lyonnaise, non aux deux disparus du mois : Raymond Barre et Jacques Martin, mais bien à Madame Comparini (la s...e de Devedjian) qui a toujours incarné une image propre, d'une poitique intelligente, sans sectarisme et qui a décidé de ne plus briguer aucun mandat . Et je sais, que contrairement à d'autres retraités célébres de la chose publique, elle ne commettra pas d'ouvrages haineux sur ses successeurs ou colistiers....
Le CNFPT, organisme de formation des cadres territoriaux organisait hier une soirée débat autour du film éponyme d'Al Gore.
A la suite de la diffusion du film, que, pour ma part, j'ai trouvé, quoique éclairant, très didactique et autocentré sur la petite personne de l'ex futur Président des Etats-Unis, la parole était à la salle , presque exclusivement composée d'élus et de cadres territoriaux.
A une ou deux exceptions près (notamment les intervenantes que j'ai trouvé relativement pertinentes et réalistes), ce fut un discours convenu, fait d'incantations et de diatribes anti mondialisation, l'origine majeure du réchauffement de la planète étant l'oeuvre, comme chacun sait, de banquiers avides et de multinationales cyniques (alors que les deux secteurs ayant entraînés la plus forte hausse d'émission de CO 2 sont les transports et l'habitat, l'industrie ayant baissé ses émissions).
A entendre ce discours, je me suis souvenu d'un reportage récemment diffusé au JT où deux couples vantaient les vertus de la décroissance : l'un, de paisibles retraités, vivait à la campagne sans électricité, et se nourrissait uniquement des produits de leur jardin (mais ils ne possédaient, pour l'heure, aucun marais salant leur permettant d'agrémenter leurs carottes), l'autre était un couple bobo des plus caricaturaux, qui s'habillait en vêtements bio, se nourrissait de produits de commerce équitable, et roulait en Prius, dans un arrondissement parmi les plus chics de Paris.
Ce qui me fait dire que si l'environnement est l'affaire de tous, c'est d'abord une préoccupation de riches et allez expliquer aux Chinois, Indiens et autres Brésiliens que polluer, c'est mal, même pour augmenter les richesses de tous, et alors que l'Occident a pollué pendant 150 ans, j'appelle ça du cynisme .....
Mauvaise Graisse ?
L'omnisicient NS a enfin expliqué à quelle sauce il allait manger les fonctionnaires : si son projet de réformer (ou de supprimer ) les concours d'accès, comme d'ailleurs son projet de multiplier les voies d'accès à la carrière (contrat de droit privé, et/ou statut) ne me plaît guère , pour des raisons qui tiennent à l'essence même de la fonction publique et ses conditions d'égalité d'accès, de neutralité (je ne me risquerais cependant pas à faire un cours de sociologie politique, en invoquant les mânes de Max Weber ou de Michel Crozier), ses autres mesures (individualisation de la rémunération, suppression des corps, voire réduction des effectifs) ne me choquent guère .
Tout d'abord, j'ai toujours préféré l'aspect qualitatif au quantitatif, en ce sens qu'une augmentation des effectifs n'entraîne pas forcément une meilleure qualité ( on l'a vu à l'Education nationale). C'est par l'amélioration des méthodes de travail, l'informatisation et la formation que la qualité du service au public s'améliorera.
Quant aux deux autres mesures évoquées, si elles symbolisent bien l'incurie et l'immobilisme de l'Etat, elles ne sont plus tout à fait d'actualité à la Fonction publique territoriale qui mène une véritable gestion des métiers, et par le jeu du régime indemnitaire, tient de plus en plus compte de la qualité du travail fourni
Je conclurais cette note en précisant qu'un rapport (le rapport Dreyfus) commandé par Delevoye en 2002, aboutissait aux mêmes conclusions en prenant comme exemple la Territoriale, ce qui n'est quand même pas si fréquent ...
Pour terminer , un hommage à une grande figure lyonnaise, non aux deux disparus du mois : Raymond Barre et Jacques Martin, mais bien à Madame Comparini (la s...e de Devedjian) qui a toujours incarné une image propre, d'une poitique intelligente, sans sectarisme et qui a décidé de ne plus briguer aucun mandat . Et je sais, que contrairement à d'autres retraités célébres de la chose publique, elle ne commettra pas d'ouvrages haineux sur ses successeurs ou colistiers....
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