Première onction
Invité il y peu à un baptême, je m'interrogeais à cette occasion sur la valeur accordée généralement à cette cérémonie.
Il y a encore 20 ans, la plupart des familles baptisaient leurs enfants, qui fréquentaient ensuite régulièrement le catéchisme, et terminaient souvent leur éducation religieuse par la petite communion et la profession de foi.
Il me semble que de telles cérémonies relevaient déjà plus du rite de passage , du jalon à poursuivre, que de la véritable expression d'une foi, une pratique religieuse plus de convention que de conviction, un peu comme la Bar-Mitzvah marque l'age adulte dans la religion juive.
Ce phènoméne, à la fois de déchristianisation de la société, et de rôle purement social des célébrations religieuses me paraît encore plus accentué: les mariages ont souvent lieu à l'église, mais c'est alors le symbole de la robe blanche et du décorum afférent qui prédominent sur l'engagement purement spirituel; les baptêmes sont beaucoup moins fréquents et concurrencés par les parrainages civils (qui, pour le coup, n'ont pas plus valeur juridique et ne représentent rien), les communions se raréfient . Seuls les funérailles sont encore très souvent religieuses, un peu comme si les défunts voulaient se prémunir au cas où il y aurait effectivement quelque chose après...
Par contre, les baptêmes d'adultes et d'adolescents sont en augmentation, ce qui semble dénoter un véritable acte de foi d'une personne en âge de comprendre et d'intérioriser, ce qu'un enfant de 3 ans, et à contrario de 5 mois est bien incapable de faire...
Ce qui est également paradoxal, c'est la perte de culture religieuse ou chrétienne (voire judéo-chrétienne, n'en déplaise à quelque vieille dévote de Saint-Savin sur Gartempe) et ce même dans les générations ayant subi une éducation religieuse ou catéchèse.
Ainsi, moi qui n'ai pas fait baptiser mes filles, qui ai cessé toute participation intensive aux offices depuis la communion solennelle (que j'étais joli alors, en aube blanche :-) ) , moi qui ai parfois quelques emportements anti cléricaux, les curés ayant souvent été les bras armés des patrons et des dictateurs, je dispose, je le pense, d'une plus grande connaissance de l'Histoire religieuse, des symboles et des syncrétismes que la plupart des participants à la cérémonie de baptême, parrains et marraines compris....
Il y a encore 20 ans, la plupart des familles baptisaient leurs enfants, qui fréquentaient ensuite régulièrement le catéchisme, et terminaient souvent leur éducation religieuse par la petite communion et la profession de foi.
Il me semble que de telles cérémonies relevaient déjà plus du rite de passage , du jalon à poursuivre, que de la véritable expression d'une foi, une pratique religieuse plus de convention que de conviction, un peu comme la Bar-Mitzvah marque l'age adulte dans la religion juive.
Ce phènoméne, à la fois de déchristianisation de la société, et de rôle purement social des célébrations religieuses me paraît encore plus accentué: les mariages ont souvent lieu à l'église, mais c'est alors le symbole de la robe blanche et du décorum afférent qui prédominent sur l'engagement purement spirituel; les baptêmes sont beaucoup moins fréquents et concurrencés par les parrainages civils (qui, pour le coup, n'ont pas plus valeur juridique et ne représentent rien), les communions se raréfient . Seuls les funérailles sont encore très souvent religieuses, un peu comme si les défunts voulaient se prémunir au cas où il y aurait effectivement quelque chose après...
Par contre, les baptêmes d'adultes et d'adolescents sont en augmentation, ce qui semble dénoter un véritable acte de foi d'une personne en âge de comprendre et d'intérioriser, ce qu'un enfant de 3 ans, et à contrario de 5 mois est bien incapable de faire...
Ce qui est également paradoxal, c'est la perte de culture religieuse ou chrétienne (voire judéo-chrétienne, n'en déplaise à quelque vieille dévote de Saint-Savin sur Gartempe) et ce même dans les générations ayant subi une éducation religieuse ou catéchèse.
Ainsi, moi qui n'ai pas fait baptiser mes filles, qui ai cessé toute participation intensive aux offices depuis la communion solennelle (que j'étais joli alors, en aube blanche :-) ) , moi qui ai parfois quelques emportements anti cléricaux, les curés ayant souvent été les bras armés des patrons et des dictateurs, je dispose, je le pense, d'une plus grande connaissance de l'Histoire religieuse, des symboles et des syncrétismes que la plupart des participants à la cérémonie de baptême, parrains et marraines compris....
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