Trente Janvier

Publié le par Fred

La riante cité d'Epinal,  qui possède  la double particularité d'importance, d'être à la fois ma  ville natale et la capitale  européenne , sinon mondiale, de l'Image,  a  ouvert il y a peu un nouveau  Musée de  l'Image, dont  une exposition temporaire est consacrée  aux "Années Martine" . Il ne s'agit pas,  bien sur, d'une  hagiographie consacrée à la  "Dame des  35 heures ", ni même  à  l'actrice  Martine  Carol (quoique), mais bien  au personnage de livre pour enfants créé par  Gilbert Delahaye et Marcel Marlier.

Des générations d'enfants, et plus principalement de petites filles, ont lu les aventures de cette fillette, aux dessins réalistes et soignés, et aux couleurs pastelles . 


Martine évolue comme il se doit  dans un milieu social privilégié et au sein d'une famille unie (et ce , même si les parents ne sont évoqués qu'elliptiquement) : le schéma traditionnel de la famille des années  50  s'applique ici: mère au  foyer, deux enfants (une fille, un garçon, le choix du roi), père apportant des revenus  que l'on suppose  conséquents mais que l'on ne peut  décemment pas qualifier de nouveau père, grande et belle maison à la campagne....
C'est d'ailleurs parfois Martine qui supplée ou assiste sa maman pour s'occuper de son petit frère, prénommé, comme c'est original, Jean.

Au grè des aventures de Martine, un lieu géographique (montagne, nature, parc), une activité (vélo, danse, piscine) sont à chaque fois évoqués....

Le ton des albums, bien que conservateur par essence, n'est toutefois pas moralisateur (au contraire des livres de Trilby, voire de ceux de certains ouvrages des bibliothèques vertes et roses).

Pas de "Martine en rave partie" ou de " La cité de Martine", ni de " Martine fait un chat sur msn", voire de " Martine fait la Star Ac'" donc. 

Ce sont finalement  ces particularités qui font tout le charme des  "Martine" et qui expliquent le succàs, toujours actuel, de cette collection : à l'heure où certaines bandes dessinées ou dessins animés sont  des plus laids, où les livres pour enfants évoquent parfois les thémes les plus graves, comme le divorce ou la pédophilie,  où les sorcières sont à la mode, le côté intemporel et désormais quasi irréel de cette collection sont des plus rafraichissants



Lien vers le site consacré à Martine : http://www.casterman.com/martine/univers/




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Publié dans choses lues

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