Noir polar

Publié le par Fred

J'ai une affection particulière pour les  films policiers français des années 60-75.

Leurs auteurs s'appellent  Verneuil, Melville,  Lautner ou Becker; les scénaristes Simonin ou Audiard, et les têtes d'affiches le trio magique du cinéma "qualité France" de cette époque,  à savoir  Lino Ventura, Jean Gabin et Alain Delon, sans oublier les figures invitées de quelques films (Bourvil ou Yves Montand) et les inévitables second rôles; les Venantini, Blier, Lefebvre et autres Dalban ou Biraud. 


Qu'ils soient noirs  et  désenchantés,  aux dialogues étiques comme " L e  Cercle Rouge",  parodiques  où chaque dialogue est un trait d'esprit  " Tontons flingueurs" ou "Ne nous fachons pas", ou autopsie mécanique d'un casse du style" Clan des siciliens", voire tragégie ironique  de " 100 000 dollars au soleil ", ils  partagent tous les mêmes archétypes: le héros n'est ni un cave ni un demi-sel mais le bandit, la crapule, le voyou, lequel n'est cependant pas dépourvu de code d'honneur, et  ne tue qu'en cas de nécessité;  le rôle des femmes est alors réduit à la portion congrue : pute ou maman, mais certainement pas héroïne de premier plan, ni enquêtrice de choc ou girl façon "James Bond"....

Quant au policier, il est souvent seul, justicier solitaire à la part d'ombre avouée, et constitue souvent l'avers de la même médaille que celui qu'il pourchasse, aux méthodes parfois similaires et  à la solitude partagée...

Ce sont  aussi des reliques des "Trente glorieuses", et même les plus récents d'entre eux, tournés à l'aube des années 1970, exhalent un parfum de dépaysement total et dépeignent une France à la modernité naissante, aux autoroutes embryonnaires; au numéros de téléphone exotiques, une France où on peut acheter une voiture "cash", en liquide, sans prêter l'attention, une France où l'on méconnaît les notions de chômage ou de crise, mais aussi une France beaucoup moins multiculturelle et diverse qu'aujourd'hui. Quant aux engins magiques que sont les  portables, les ordinateurs ou   les officines de restauration rapide; ils relèvent alors de la science-fiction.

A ce titre, ces films, en plus de dialogues et  de scénarios de qualité, constituent un véritable miroir d'une époque, au même titre que les romans de Zola  sur la fin du XIXème ou les séries sophistiquées de ce début de millénaire.
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L
Oui, effectivement, c'est un pan de cinéma qui mérite d'être redécouvert... Je ne le connais que partiellement. A la télé, on peut voir et revoir les Audiards-Venturas : "les tontons flingueurs", "les barbouzes", "ne nous fâchons pas", "cent mille dollars au soleil". J'apprécie l'humour... Les fameux dialogues Michel Audiard... En revanche, c'est vrai que je me rend compte que j'ai des lacunes dans tout ce qui concerne le cinéma d'Alain De lon, le héros français des 70s. J'ai vu récemment par exemple un film de lui avec Charles Bronson dans une banque. Le duo et les situations étaient plaisantes, même si je doute que ça soit le meilleur film d'Alin Delon... Ce qui explique aussi qu'on ne voit pas toute la palanquées de films qu'il a tourné, est peut-être le côté agaçant du personnage : je ne me prononcerais pas sur l'acteur, si souvent moqué pour son égocentrisme, mais j'ai l'impression qu'il a eu des rôles assez redondants de héros solitaire et taciturne (flic ou voyou)
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F
Revoyez les films de Melville avec Delon, le Samourai, le Cercle Rouge . De purs chefs d'oeuvre ....Et pourtant, je ne suis pas fan du tout de M "il vous en prie"..
S
de passage sur le site , concernant ces films je peux dire que les revoie tous avec délicebonne continuation
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P
Tu oublies néanmoins les deux films d'Audiard avec Annie Girardot en premier rôle: "Elle boit pas, elle fume pas, elle boit pas, ..." et "Elle cause plus, elle flingue", où pour le coup, c'est une femme qui tient le rôle principal ....
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