Pour en finir avec la présidentielle
Je n'étais pas un inconditionnel de Ségolène Royal, j'ai vôté pour elle pour effacer le 21 avril et aussi parce qu'une femme présidente cela aurait eu de la gueule.
Mais, son discours à l'issue de sa défaite, sa volonté de devenir secrétaire du PS (et par là même candidate à l'élection présidentielle 2012), enfin son refus de revenir sur sa promesse de ne pas se présenter aux législatives (pour cause de non cumul de mandats), sa pugnacité voire sa dureté me laissent à penser que l'avenir de la gauche passe par elle, qui peut rénover le parti et le corpus idéologique, comme Mitterrand l'avait fait à Epinay, pour ensuite gagner la prochaine élection présidentielle.
Et ce n'en déplaise à la Louise Michel d'Athis Mons *, le Baboeuf de Quevilly ** ou le Barbés de boulevard ***....
Quant à François Bayrou, je ne louerais jamais son courage de repartir à zéro, après les très nombreuses trahisons de tous ses anciens sbires qui vont à la soupe de l'omniscient président Sarkozy, le nouveau phare de la pensée; et de reconstruire un parti avant une échéance importante. Il aurait pu se renier, rentrer dans le rang, prêtér allégeance au père de la Nation.... Chapeau, M Bayrou ! Et si le PS ne se renouvelle pas, je me tournerais alors vers le Modem (Mouvement démocrate)
Enfin, terminons par une séquence humoristique, par un extrait du "journal du futur "
* Marie Noelle Lienemann
** Laurent Fabius, ou la conspiration des Ego
*** le sénateur Mélenchon