Vive l'impôt
Une pétition a été lançée par le mensuel "Alternatives Economiques " et relayée par "Libération" exhortant les candidats à la prochaine présidentielle à ne pas faire de démagogie fiscale.
Il est vrai que c'est tellement facile de promettre des baisses d'impôt à tous et à tout instants, plus facile en tous cas que d'annoncer une prochaine augmentation .
Pourtant, le déficit budgétaire est à ce point tel qu'il faudra bien trouver des solutions pour le combler; et l'Etat n'a pas encore cette obligation qui pése sur les collectivités locales de présenter un budget en équilibre, ni même un équilibre de la section de fonctionnement .
Sans impôt, plus de service public, ni d'infrastructures, ni de péréquation, le rôle de l'Etat est d'allouer et de réguler; comment faire sans les recettes fiscales.... Chacun de nous ne sera plus ni usager, ni citoyen, mais client, et désireux de récupérer une avance sur investissement; sans sens aucun de l'intérêt général mais une forte conscience de son intérêt particulier.
Le raisonnement est, comme toujours, axé sur le quantitatif au détriment du qualitatif: plutôt que moins d'impôts (et donc moins de dépenses); mieux d'impôts ! Plutôt que moins d'Etat; mieux d'Etat.
Et comme l'augmentation des crédits quasi constante de l'Education Nationale ne s'est pas forcément traduite par une augmentation de la qualité de service, une réduction du nombre de fonctionnaires n'entraînera pas forccément des économies.
Réformer l'Etat, et notamment sa politique de gestion du personnel et de gestion des crédits (la LOLF, Loi d'Orientation sur la législation financière et la suppression des corps pour la remplacer par une logique de cadre d'emplois sont les premiers pas vers une réforme plus compléte) évitera ce que certains gouvernements libéraux préconisent si rien n'a été fait, à savoir une privatisation pure et simple .
http://www.alternatives-economiques.fr/petition/
Il est vrai que c'est tellement facile de promettre des baisses d'impôt à tous et à tout instants, plus facile en tous cas que d'annoncer une prochaine augmentation .
Pourtant, le déficit budgétaire est à ce point tel qu'il faudra bien trouver des solutions pour le combler; et l'Etat n'a pas encore cette obligation qui pése sur les collectivités locales de présenter un budget en équilibre, ni même un équilibre de la section de fonctionnement .
Sans impôt, plus de service public, ni d'infrastructures, ni de péréquation, le rôle de l'Etat est d'allouer et de réguler; comment faire sans les recettes fiscales.... Chacun de nous ne sera plus ni usager, ni citoyen, mais client, et désireux de récupérer une avance sur investissement; sans sens aucun de l'intérêt général mais une forte conscience de son intérêt particulier.
Le raisonnement est, comme toujours, axé sur le quantitatif au détriment du qualitatif: plutôt que moins d'impôts (et donc moins de dépenses); mieux d'impôts ! Plutôt que moins d'Etat; mieux d'Etat.
Et comme l'augmentation des crédits quasi constante de l'Education Nationale ne s'est pas forcément traduite par une augmentation de la qualité de service, une réduction du nombre de fonctionnaires n'entraînera pas forccément des économies.
Réformer l'Etat, et notamment sa politique de gestion du personnel et de gestion des crédits (la LOLF, Loi d'Orientation sur la législation financière et la suppression des corps pour la remplacer par une logique de cadre d'emplois sont les premiers pas vers une réforme plus compléte) évitera ce que certains gouvernements libéraux préconisent si rien n'a été fait, à savoir une privatisation pure et simple .
http://www.alternatives-economiques.fr/petition/
Publicité