Mon engagement politique et associatif

Enfant de la loi 1901, j'ai toujours participé  à des associations. D'abord adhérent,  je me suis souvent  laissé prendre au piège de l'engagement et  me suis rapidement retrouvé à jouer un rôle, sinon majeur, du moins actif dans la plupart des conseils d'administrations . 


Il y eut bien sur les  associations musicales (Mandolines  ) ou sportives (badminton); il y eut  l'association des  étudiants d'AES, appelée "Amicale" , célébre, plus de 10 ans après pour sa convivialité et la cuite célèbre dans la légende familiale,  que me valut le congrés annuel de  l'UNEAES à Orléans; il y eut aussi les écrivains anonymes ;  où comment  la conjuration d'égos surdimenssionnés  d'apprentis écrivains, qui à défaut de talents, possédaient déjà les tares des  plus grands, des BHL ou des Littel, des  Nothomb ou des  Nourrissier; à savoir  l'égocentrisme, l'arrogance,  et le goût immodéré pour les luttes de pouvoirs, les querelles  byzantines et  les trahisons mesquines. 


Il y a  toujours  le syndicat , ou plutôt  l'association professionnelle , dont  j'ai  le  magistère départemental,  où  ma motivation et mon désir d'être  utile  ne parviennent pas encore  à être  entamés par  les mondanités et   les coteries . .Je suis cependant certainement plus lucide et moins naîf que précédemment et parvient, grâce à l'humour et au recul, à en dépasser les désagréments que peut provoquer l'attrait du pouvoir ou des maroquins,  inhérent, semble-t-il à la condition humaine de l'homo associatis... 


Et puis, il y a  mon engagement politique, qui a provoqué (et provoque encore) la risée de ptitfrère  1et 2;  issu de la gauche  par atavisme  familial, j'ai failli succomber aux  sirènes des années libérales dans les années 1986, mon seul acte de foi étant ma participation à un club d'investissement;  je fut ensuite  un des fondateurs  et seuls représentants de la section de Meurthe et  Moselle de "Génération Ecologie" (dont le seul  vestige reste une  recette de pâtes au Boursin, idéale pour agrémenter les soirées de célibataires). Mon escapade viennoise se concrétisa par  un séjour au sein de la section "Français de l'Etranger  "  du Parti  Socialiste, aux activités militantes aussi essentielles que des réunions  à quelques uns dans une salle enfumée du café "Landtmann ", en face de l'hôtel de ville de Vienne ( j'était à ce point déconnecté des réalités françaises et du monde  que j'ai commis un brulôt anti-patrons joint en  annexe et que j'étais admirateur de Gérard Filoche,  ou de Mélenchon, c'est dire.....) 


Aujourd'hui, j'ai rejoint le parti  "orange'" et proclame à qui veut bien l'entendre qu'il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que je me présente à des élections, pourquoi pas locales.Mais, au vu de mon passé,  et de mes sincérités successives,  la situation aura certainement changé d'ici 2 ans; apanage de  ce que le grand théoricien  en économie  fiscale nomme  sa "liberté de penser" .....




Annexe :

L’imagination au pouvoir

Le 10 octobre 1997 a fait l’effet d’un coup de tonnerre à Paris comme à Vienne, nos amis autrichiens étant de fidèles disciples de l’orthodoxie allemande et du règne des instituts de recherche économique de Francfort.

 

Ainsi, le Patronat, ou du moins certains de ses représentants se trouvait floué, « berné », interloqué. Pour la première fois, depuis au moins 25 ans, le gouvernement n’obéissait ni à ses injonctions, ni à ses menaces.

 

Le fameux 10 Octobre ne doit pourtant pas être considéré comme une fin, un aboutissement, mais comme l’amorce d’une révolution intellectuelle pour résoudre le chômage.

 

La diminution du temps de travail –ou « partage » du travail- est certes un des remèdes, mais ce n’est certainement pas la panacée, qu’elle aboutisse à 32 ou 35 heures hebdomadaires.

Place à l’imagination !

 

Imaginer, c’est également réfléchir à d’autres organisations du temps de travail : la pratique de l’année sabbatique, le compte épargne temps (expériences en vigueur à EDF, le dernier « laboratoire social » depuis que Billancourt a succombé aux sirènes néo-libérales), peuvent être des pistes, tant qu’elles obéissent à une volonté du salarié, et non de l’entreprise.

 

Imaginer, c’est favoriser le secteur de l’insertion ou de l’économie sociale en élaborant enfin des lois et textes protecteurs, incitatifs, c’est encourager l’initiative individuelle ou locale en ce domaine parce que ces entreprises ou associations ne sont pas comme les autres, il ne faut pas leur appliquer les mêmes contraintes qu’aux entreprises non citoyennes.

 

Imaginer, c’est être ouvert  à la mobilité, c’est ne plus s’étonner face à des parcours professionnels en zigzag, c’est s’affranchir des normes et des à priori.

 

Imaginer, c’est enfin et surtout punir les entreprises, les patrons qui ne jouent pas le jeu, qui dédaignent les obligations de négocier, qui enfreignent le Code du Travail jusqu’à l’exploitation, qui, repus et goguenards, se permettent encore de mépriser l’Inspecteur du travail qui ose leur recommander, voire leur enjoindre une meilleure pratique du Droit social.

 

MM Kesller, Sarkozy et leurs séides ont beau se plaindre d’un droit du Travail trop favorable aux salariés, le rapport de forces joue en faveur des employeurs.

Le rôle de l’Etat est aussi de contrabalancer cette omnipotence du libéralisme.

 

Le 10 octobre n’est qu’un début.Le combat doit continuer.

 

 

 

 




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