Pendler

Publié le par Fred

Cette rentrée  fut celle des changements : outre ceux induits par le changement d'établissement scolaire (collège pour l'une) ou de rythmes pour l'autre, le papa aussi a connu sa révolution tranquille : celle du train.

 

En effet; à raison de 2 ou 3 fois par semaine, je laisse ma voiture  à la sous-préfecture nature et embarque pour 20 minutes de trajet en TER, dont la cadence et l'apparence le font ressembler  à un métro périurbain.

 

Les avantages sont nombreux : gain d'argent (péages et carburant ont vu leur montant s'amenuiser), stress moindre (y compris, pour l'instant, pour se garer, le parking étant encore libre  à condition de faire quelques 5 minutes de marche), sans oublier la vertu de ces quelques cinq à huit cent mètres quotidiens ou l'appréciable nouveauté de devoir se caler sur des horaires réguliers.

 

Après quelques tatonnements, le pli est pris : je parviens sans encombre  à prendre le 08 h 09 à l'aller (précision toute helvétique) et à rentrer par le 17 h 49 - on le  vois, le 9 est à la mode....

 

Bon an mal an, les habitudes se prennent : je croise chaque matin des visages connus, de la communauté du ferroviaire; je fais les échanges standards entre le cartable des jours avec voiture et le sac à dos des jours sans, j'annote sur le calendrier du frigo d'un V ou d'un T les moments du mois...

 

Les voyages en train ont un autre atout : celui de prendre le temps pour lire (j'ai ainsi pu lire à raison de 100 pages par jour, le complexe et parfois abscons "Ulysse" de James Joyce ), parfois écrire, écouter de la musique sur mon Ipod, ou simplement regarder les gens, la vie, le monde quotidien.

 

Il est vrai que ces trajets ont encore pour moi le visage de l'inédit  et ne sont pas quotidiens : il en serait différent, je crois, pour des trajets plus longs, plus fréquents, plus anciens ....

Publié dans Du ressort de l'intime

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