Réminiscence culinaire

Publié le par Fred

Telle Marcel Proust et sa Madeleine, il est des plats qui m'évoquent des souvenirs perdus, des moments oubliés. Ce sont souvent d'ailleurs des plats que je n'ai pas ou plus l'habitude de manger.

Ainsi, du pot au feu auquel, en guise d'hommage, mon nouvel employeur et ma maman ont, presque successivement, récemment remis au gout du jour, le deuxième étant de surcroît total, avec le bouillon gras et la tartine d'os à moelle

Ainsi, de la tétine ou de la cervelle, dont je me souviens depuis le tréfonds de ma mémoire, et que l'on achetait chez le boucher de la rue de Nancy, et qui sont désormais persona non grata depuis la crise de la vache folle .

Ainsi des spécialités paternelles, comme les rognons, ou les rutabagas, sans oublier la légendaire soupe gratinée, ainsi des oeufs cocotte du dimanche soir, ainsi de la truite grillée, des morceaux de pâte à tarte crue ou des caloriques tartines de jus, spécialité de ma grand-mère

Il est également ainsi de mes premières et uniques tentatives culinaires, la mousse de thon, le cake aux olives ou le ragoût de pommes de terres, comme des plats roboratifs de mon exil viennois : les escalopes éponymes, le gratin de pâtes aux jambons, le sandre ou l'Oie de la Saint-Martin ou du service minimum de mes années estudiantines : "Bolino" et muesli, corned beef et omelettes ratées

Sans oublier les navets, artichauts vinaigrette,  fromage de tête ou autre salade de museau qui, vraisemblablement pour des motifs hygiénistes, ont été remplaçés par les gratin de courges, les marrons grillés ou  boudin à la chaudière .....
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Publié dans Du ressort de l'intime

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D
Le pot au feu! sans doute le plat unique servi à la cantine municipale depuis son chèr bulletin.Bien en deça de ma mémoire d'outre utérus, mes papilles sont tout autant source de souvenirs lorsque je mange une pizza au steack ou que je me dirige vers les buffets appréciés des chauffeurs routiers. Lesquels, ceux d'une époque agréable mêlée de verres de rosé qui ensuquent les après midi de boulot et de camaraderie qui manque parfois.
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P
tu oublies le chou aux saucisses de maman!j'ai l'impression que suite au diktat ecolo ces produits un peu roboratifs avaient disparu . la redecouverte du respect des fruits de saison plutot que les tomates en hiver leur redonne des letrres de noblesse.Et ce n'est pas le beau frere de cecile, petit fils de boucher qui prefere le paté de tête au foie  gras qui me contredira
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