J'ai longtemps été un inconditionnel de l'émission de téléréalité " Koh-Lanta" . Outre l'aspect purement divertissant de ce jeu; l'analyse quasi sociologique des relations de groupe sur un
microcosme isolé n'était pas sans intérêt. Il y a d'ailleurs un peu de "Lost" dans "Koh Lanta", et inversement .
Le côté "Dix petits nègres", chaque émission se traduisant par le départ d'un candidat; la mise en exergue de la noirceur de l'âme humaine, mais aussi les moments d'émotion devant les
manifestations de la famille ou des amis; les vraies trahisons ou les fausses amitiés, et inversement, contribuent également au succès du programme.
Ceci étant, à force de reproduire à chaque saison les archétypes (le leader, le sournois, le bon gars de la campagne, assez solide pour aller en finale, assez droit pour exalter les vertus
provinciales, mais pas assez fin pour gagner; le fils ou la fille de famille, la cagole ou le cakou; sans oublier le bon arabe de service, éboueur ou chauffeur de car); à force de proposer les
mêmes jeux; à force de décrire les mêmes scénarios (jaunes contre rouge, filles contre garçons ....), l'émission perd en originalité et en intérêt ce qu'elle gagne en efficacité. Et les personnages
de ces dernières saisons paraissent bien ternes et fades comparés à ceux des 3 premières: Nicolas, le traîte absolu, Moundir, le macho bête et méchant, Raphaël, le truculent Rambo de Saône et
Loire
Les ficelles habituelles de ce type de programme, les montages et manipulations diverses n'en semblent que plus évidentes, les trucages que plus éhontés, la médiocrité que plus flagrante .
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